C'est "la squat' qu'ils préfèrent" ... (ou la lutte des casses)
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Je suis loin, ayant regardé ce film "à l'aveugle", d'avoir apprécié ce film de Bong Joon-Ho (1969/----) producteur, réalisateur, scénariste et homme politique, co-écrit avec Han Jin-won.
Commercialement, ce film c'est indéniable, a été une réussite : doté d'un budget de 11 millions de $,il a engendré un total mondial de recettes de 275 337 137 soit un bénéfice de 2 503 % .
Lors de sa sortie en France,il a attiré 1 886 760 spectateurs en salles, ce qui lui a permis de figurer à la 26° place du Box-Office des 51 longs-métrages millionnaires en entrées de 2019.
Je l'ai moi ressenti comme une espèce de "cul-de-basse-fosse" (comme le souterrain du film) dans lequel on aurait jeté tout un tas de caricatures de la vie en Corée du sud : les stratagèmes utilisés par une famille au chômage pour survivre, les injustices sociales, les rapports de classes, le tout dans un quasi-huis-clos de maison luxueuse où les domestiques vont finir par se croire propriétaires des lieux... Moteur :
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"Une famille sud-coréenne vit dans la pauvreté et le chômage... Un des fils va se voir confier par un ami, la poursuite des cours d'anglais qu'il prodigue à une jeune fille (je vous épargne tous les prénoms incompréhensibles pour le français "moyen")) dont il est amoureux, car il doit s'absenter loin pendant un an, et n'a pas confiance à la chasteté des autres étudiants... L'assistant d'anglais candidat à la succession, qui va entrer dans une maison genre "My taylor is rich", va se procurer un certificat de compétence universitaire bidon et être recruté... Pour aussitôt séduire la jeune fille dont son prédécesseur était amoureux, et ne pas déplaire à sa mère non plus, en la flattant de ses connaissances artistiques, pourtant nulles..."
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A partir de là, le ver est dans le fruit familial, et je ne vous en dirai pas plus sur la suite de cette aventure de pieds-nickelés, genre gloubi-boulga et ce, à la demande du réalisateur lui-même s'étant fendu d'une lettre aux critiques lors de la sortie de ce film. Il leur demandait de ne pas aller au-delà de ce que je viens de vous décrire... Gadget publicitaire utilisé (et même usé) en Europe où déjà, bien avant l'an 2000, on pouvait lire au générique : "Ne dévoilez pas la fin, nous n'en avons pas d'autres !" Ou encore de cette attraction du Futuroscope de Poitiers où le public votait lui-même pour des suites différentes, devenant scénariste inter-actif...
Tant mieux car difficile de détailler une aventure qui part dans tous les sens : politique, épouvante, horreur, catastrophe, polar, sociologie, vaudeville...
Ça se suit un peu comme si vous voyiez un match de foot où votre équipe préférée serait en train de se ramasser un gadin...
Malgré les médailles en chocolat ou digressions flagorneuses d'un Presse loin d'être objective, je me suis senti aussi empathique d'un quelconque des acteurs qu'une morue d'un hot-dog McDo...
Le noir et blanc aurait été volontairement utilisé pour augmenter l'intensité dramatique du film ?
A ce moment là, pourquoi ne pas avoir utilisé la couleur dans les plans chez les riches, et le noir et blanc dans les quartiers pauvres ?
Ce n'est pas que je ne pas aimé, c'est pire : je ne me suis jamais senti concerné, ni inspiré par cette famille Duraton coréanisée...
Bof...
Arte le 10.06.2026-