9
le 12 mars 2013
SuivreLa plus belle pour aller danser
Les années 80, c'était super bien. Les fringues étaient folles, la musique trop bonne et la croissance repartait enfin après dix ans à pédaler dans la semoule des chocs pétroliers. Ça c'est...
Je n'aime pas beaucoup le style documentaire à l'américaine entrecoupant des scènes de la vie des protagonistes et des interviews bien codées sur fond de musique suscitant l'émotion. Ce n'est pas ce que l'on retrouve ici : les dialogues en interview ne semblent pas scriptés mais pris sur le vif auprès de jeunes et moins jeunes drags, queer, gay (sur une période de 8 ans), appartenant au monde des Bals underground du NY des années '80.
La description donnée des différentes catégories thématiques des compétitions, "executive realness" (cadre dynamique), "opulence" (style séries glamour de l'époque), "banjee girl realness" (fille fashion) - donne le ton de ce microcosme, dont les membres tentent avant tout de trouver un exutoire pour leur passion du déguisement, du charme, de la comédie et du travestissement, qui sont innés chez eux. Jouer le naturel, le neutre, l'homme hétéro, la femme bien sous tout rapport, dans un souci d'éxecution toujours plus exigeant, c'est l'épreuve de tous les jours de ces hommes et femmes, et le Bal leur permet de jouer librement avec leur identité, s'assumer en pleine expression de leurs désirs, ce que le système ne le leur permet pas en dehors.
Tout n'est pas non plus beau et innocent dans ces entretiens avec des jeunes qui rêvent de gloire et de fortune, vivant dans la pauvreté la plus totale, et parfois une précarité les amenant dans des situations tragiques. Mais c'est cet instinct de communauté, sous la forme de clans "House" permettant à une mère de protéger et faire évoluer ses membres, qui donne sa force au mouvement artistique sur le point de devenir planétaire.
Créée
le 2 juil. 2021
Critique lue 456 fois
9
le 12 mars 2013
SuivreLes années 80, c'était super bien. Les fringues étaient folles, la musique trop bonne et la croissance repartait enfin après dix ans à pédaler dans la semoule des chocs pétroliers. Ça c'est...
10
le 10 mai 2019
SuivreQu'il est terrassant de constater que près de 30 ans plus tard , le documentaire pionnier de Jennie Livingston consacré à la ball culture new - yorkaise est toujours autant d'actualité et essentiel à...
8
le 9 juin 2024
SuivreUn film documentaire qui semble s'effacer à mesure de son propre avancement, donnant parfois l'impression d'un ball filmé et entrecoupé d'interventions pour faire découvrir en détails le vocabulaire,...
7
le 2 juil. 2021
SuivreJe n'aime pas beaucoup le style documentaire à l'américaine entrecoupant des scènes de la vie des protagonistes et des interviews bien codées sur fond de musique suscitant l'émotion. Ce n'est pas ce...
5
le 2 juil. 2021
Suivre"La poésie ne se comprend pas, il faut la ressentir", cela vaut pour bien des films mais je n'ai malheureusement pas trouvé ici de moments de grâce qui auraient pu rendre ce film français, sur un...
3
le 2 juil. 2021
SuivreCruellement entiché de mademoiselle Stone, bien qu'elle n'ait joué dans rien qui m'ait touché depuis SuperBad, j'ai regardé une bonne partie du film qui est le prequel ? ou le spin-off ? ou le...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème