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Prétentieux et vide
Ça ne raconte rien, ci ne n’est une vague allégorie de la ville de Naples à travers l’objectification ultime d’une femme. Elle est a la fois la jeune fille parfaite et inaccessible et le stéréotype...
le 22 mai 2024
Mais par quel miracle ce film s'est retrouvé à Cannes ? Co-produit par Saint-Laurent, le long-métrage n'est rien d'autre qu'un défilé de luxe de 2h. Parthenope est tout sauf subtil. Le film cumule les clichés et les répliques faussement poétiques du type: "La beauté c'est comme la guerre, ça ouvre des portes." Ou encore l'héroïne qui fasse à un paysage nocturne ferme les yeux et balance: "Je regardais l'été." La poésie est une forme littéraire implicite mais pas vide de sens et ce film l'est totalement. La photographie n'est pas belle, elle est superficielle tout comme les protagonistes. Par exemple, pour mettre en scène l'intelligence de l'héroïne, nommée Parthenope, le réalisateur la montre sans cesse avec un bouquin dans les mains: c'est digne de la version Disney de La Belle et la bête. Plus ridicule encore: l'héroïne dit d'elle-même "Je lis et j'étudie beaucoup." Son personnage n'est pas du tout travaillé. L' intelligence féminine pour le réalisateur se résumerait donc à une accumulation de savoir et à une forme de ruse: simplement parce que la jeune femme fait preuve de répondant face aux avances des vieux messieurs qui l'entourent, enfin pour un temps...
Qui dit fausse poésie dit forcément faux poète, c'est là qu'intervient Gary Oldman. Son personnage est un écrivain alcoolique dont l'appartement est jonché de pages d'écritures épinglées à la pince à linge. On trouve, entourant sa machine à écrire, des centaines de bouteilles d'alcool vides. Mais même ça ça ne marche pas car les bouteilles sont immaculées, propres, très bien alignées. Ce n'est pas du tout crédible et ça prête à rire. Un genre de Bukowski mondain râté. Parthenopé qui lit 3 lignes de l'écrivain tombe évidemment immédiatement amoureuse... La voilà donc dans cet autre cliché que l'on nous a servi pendant des siècles: le groupie, la muse... Toujours présentée en spectatrice de la création masculine mais jamais en actrice.
Mais ce n'est qu'une petite partie du machisme tout à fait explicite du film. Notre héroïne, jeune et sublime, n'est attirée que par des vieux hommes (un peu près de l'âge du réalisateur) bien plus âgés que son père. Le réalisateur met en scène ses propres fantasmes et ne se substitue absolument pas aux désirs et aux fantasmes de la jeune femme. Son personnage ne l'intéresse pas. La jeune femme n'est qu'un moyen, un outil pour mettre en scène son univers fantasmatique et celui de toute une génération d'hommes. Paolo Sorrentino semble avoir fait ce film avec cette citation de Picasso en tête: "Les femmes soient se sont des déesses, soient des paillassons." Merci pour tout ça mais on s'en passerai bien !
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Créée
le 13 mars 2025
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