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Le film commence fort par une longue scène nocturne bien anxiogène qui m'a beaucoup fait penser à celle de The Monster de Bryan Bertino. Mais de la même façon, j'ai été bien déçue par la suite et je me suis pas mal ennuyée. Les aventures de ces deux camping-caristes sont peu palpitantes et originales. Les tourtereaux passent leur temps à faire le tour de leur camping-car, à scruter l'intérieur ou à regarder dans le rétro. Leur comportement est tout sauf cohérent : on leur dit et répète qu'il ne faut pas s'arrêter ni rouler de nuit, mais bien sûr, ils le font quand même. Il frise même la débilité quand ils accrochent des médailles de St Christophe par dizaines à l'intérieur du camping-car pour faire fuir le démon.
Le passager maléfique est très décevant. Rien dans son aspect n'est original et n'inspire la peur. Rutger Hauer, illustre démon de la route, est autrement plus terrifiant, et sans maquillages. Le passager d'Øvredal fait n'importe quoi. Il semble omniscient et omnipotent, peut apparaître ou disparaître à volonté.
Alors comment peut-il se laisser percuter par le camping-car et embrocher par la statue de St Christophe dans l'église à la fin ?
Comment expliquer qu'il trucide rapidement les deux mecs du début et qu'il perde tellement de temps avec le couple ? Ce jeu du chat avec la souris n'est jamais expliqué et n'a aucune raison d'être, contrairement à des films comme Duel ou Hitcher qui justifient le harcèlement.
Beaucoup de scènes sont étirées, mais sans pour autant faire peur, comme celle de la projection de Vacances Romaines en pleine forêt la nuit. Le réalisateur semble ravi d'avoir eu l'idée d'utiliser le rétroprojecteur comme lampe torche. Franchement, si je sentais une menace dans les arbres, je n'aurais pas l'idée d'attraper le rétroprojecteur pour éclairer la forêt et je foncerais plutôt comme une dératée jusqu'au camping-car. L'image géante de Gregory Peck projetée sur les arbres, c'est très stylé, mais ça ne fait pas peur et ça fout en l'air le réalisme.
La fin est d'une nullité consternante. Pas étonnant qu'Øvredal l'ait expédiée, il devait en avoir trop honte.
En matière de harcèlement routier, ce Passager ne risque pas de faire de l'ombre au gros camion de Spielberg.
Créée
le 15 juil. 2026
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