Jim était sur le point de vivre une aventure extraordinaire : participer à la création d'une nouvelle civilisation humaine sur une planète déserte. Pourtant quand il se réveille à bord du vaisseau spatial sur lequel il avait embarqué, celui-ci comprend bien vite que quelque chose cloche : tous les autres passagers sont encore endormis. Jim s'est réveillé 90 ans trop tôt.
Que s'est-il passé ? Jim est-il condamné à mourir seul sur ce vaisseau ? Parviendra-t-il à trouver une solution ? Quelles sont les limites de l'être humain ?
Réaliste et terriblement bien joué, Passengers est un film qui interroge notre morale tout en régalant nos yeux et notre soif d'aventures. Ce film est paradoxalement le huis-clos le plus dépaysant qui m'ait été donné de voir. En effet, alors que les protagonistes sont piégés dans un vaisseau spatial, le récit accentue surtout le sentiment de solitude (et non pas la sensation d'enfermement). En repensant aux films, les images d'un vaisseau gigantesque, luxueux et vide m'apparaissent. L'immensité et la splendeur de la voie lactée frappent mon esprit. Loin d'être anxiogène, Passengers s'avère en réalité une fable morale et une romance futuriste diablement efficace. Si le décor et le synopsis semblent nous ramener à la science-fiction, nous voici plutôt embarqué dans un film d'aventures romantique. Après Imitation Game, un véritable bijou, Morten Tydum frappe encore très fort. Le réalisateur nous offre un film au casting impeccable, au décor soigné et au montage efficace : toutes les séquences ont un intérêt pour le spectateur (faire avancer l'histoire ou expliquer la psychologie des personnages).
Et si on s'offrait 2 heures de tête à tête dans l'espace avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt, vous en dîtes quoi ?