La route est droite, mais la pente est forte.
Jusqu'ici c'était le sans faute :
Simon Pegg,Nick Frost et Edgard Wright avaient dès leurs débuts atteints des sommets. Avec La série ultime des geeks : Spaced. Drôle, assurément, détaillant un portrait du quotidien de geeks d'aujourd'hui à la fois avec tendresse et cynisme préfigurait avec classe des 2 films qui allaient suivre: Shaun of The Dead et Hot Fuzz. Des perles du film de genre, caustiques et sans concession.
Pour Paul, le trio traverse l'atlantique et perdent au passage Edgard Wright pour le remplacer par Greg Mottola, second couteau du cinéma.
Après le film de zombies, le buddy-movie on a droit dans cette 3ème pellicule à une parodie de road-movie.
Parsemé de références geekesques et même de comics indé (Eightball, de Daniel Clowes qui fait l'affiche dans notre contrée).
On espère pendant les 20 premières minutes que le film décolle mais au rythme de 3 références à la minute mais rapidement on se demande quand est-ce que l'indigestion s'arrêtera.
Seth Rogen vient confirmer qu'il a inventé un nouveau métier : éructeur. C'est un exploit à double titre : alors que j'arrivais à peine au score de quelques syllabes durant des soirées joyeusement arrosées de ma prime jeunesse, lui, dans la force de l'âge, tient toutes ses répliques pendant durant 1h40 !
Et ce, tout en étant rémunéré, grassement.
Alors, si l'on pourra excuser l'humour un peu leste des gens alcoolisés aussi vite oubliés que la gueule de bois disparaitre le lendemain, au cinéma la pilule forcée durant presque 2 heures ne passe pas.
Que reste-t'il au scénario ? Une accumulation de gags grotesques plus idiots les uns que les autres et un twist final qui dévoile Ripley, aka Sigourney Weaver, aka je tournerais n'importe quoi pour 2 paires de jimmy choo, dans le rôle de l'exterminatrice d'alien. Le tout sur une fond de pipi-caca-vomit. Et pour le ressort comique, on place des grossièretés dans la bouche d'une chrétienne intégriste fraichement convertit au darwinisme. Pour sûr, c'est plus drôle comme ça.
Bref avec Paul, on touche le fond de comédie crasse et grasse, un road-movie ennuyeux.
Sans intérêt.
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