Pavements
6.3
Pavements

Documentaire de Alex Ross Perry (2024)

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Un musée, une comédie musicale, un délire sublime : Pavement comme vous ne l’auriez jamais imaginé

Il y a des films qu’on aime, et il y a ceux qui nous submergent totalement. Pavements appartient à cette seconde catégorie. J’ai pleuré du début à la fin, emporté par l’émotion, les souvenirs et la musique. Ce n’est pas juste un documentaire, c’est une hallucination étrange et magnifique sur mon groupe préféré de tous les temps : Pavement, et sur Stephen Joseph Malkmus, mon chanteur adoré, une sorte de repère émotionnel depuis des années.


Le film ne cherche pas à séduire les nouveaux venus. Il n’explique pas grand-chose, ne suit pas de fil narratif clair. Il est désordonné, méta, ironique, parfois absurde… mais profondément sincère. Certains vont l’adorer, d’autres le détester ou n’y rien comprendre. Mais pour ceux d’entre nous qui ont Pavement dans les veines depuis les années 90, c’est un cadeau. Rare, chaotique, imprévisible. Exactement comme eux.


J’ai trouvé le projet audacieux, inventif, radicalement différent des documentaires musicaux classiques. Il y a un musée (réel et surréaliste), une comédie musicale, et même un faux biopic qui coche avec humour tous les clichés du genre tout en transmettant la vraie douleur et l’histoire du groupe. Et au milieu de tout cela, la musique. Toujours la musique. Chaque note guide les émotions et la nostalgie. Quand Circa 1762 a commencé à résonner, j’ai fondu en larmes. C’est l’une de mes chansons préférées et les plus méconnues, et l’entendre là, à ce moment… c’était comme un message personnel.


S’il y a quelque chose qui m’a manqué, c’est que Carrot Rope ne clôture pas le film. Cette chanson, cet au revoir déguisé en plaisanterie, aurait été un final parfait. Mais peut-être est-ce aussi cela, l’esprit Pavement : ne jamais offrir ce qu’on attend, toujours choisir le chemin de traverse.


Est-ce que je rêverais d’une vraie reformation, d’une tournée, d’un film, d’un musée permanent ? Bien sûr. Mais pour l’instant, ce film suffit à me faire pleurer comme la première fois que j’ai entendu Gold Soundz. Un hommage kaléidoscopique, tendre, vibrant, à un groupe qui a changé ma vie… et continue de le faire.

decatur555
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le 16 mai 2025

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