Per Aspera Ad Astra fait partie de ces films qui fonctionnent mieux si l’on accepte dès le départ son mélange étrange d’aventure spatiale, de science-fiction chinoise, de mondes virtuels, d’humour, d’action et de spectacle visuel. Ce n’est pas un film parfait, et il ne cherche pas à être une œuvre de science-fiction solennelle, mais il possède quelque chose que beaucoup de productions plus importantes ont perdu : l’envie de divertir, d’imaginer et de nous emmener d’un endroit à l’autre sans s’éterniser.
La première chose qui frappe, c’est son titre original, Per Aspera Ad Astra. « À travers les difficultés, vers les étoiles ». Rien que cela lui donne une dimension particulière, une idée de voyage, d’effort et de destin cosmique qui correspond très bien à l’esprit du film. Ensuite, le récit emprunte des chemins plus légers, parfois même délirants, mais le titre ajoute une résonance presque classique qui le rend plus séduisant.
Le film fonctionne comme aventure de science-fiction spatiale parce qu’il a du rythme, de bons effets visuels et une durée très bien ajustée. Il ne paraît pas trop court, mais il ne s’étire pas non plus inutilement. Il y a des mondes virtuels, des menaces technologiques, un vaisseau en danger, de l’IA, des missions à l’intérieur des rêves et un ton d’aventure qui mélange le spectaculaire et le ludique. Par moments, il peut rappeler beaucoup de choses connues, mais il le fait avec une énergie propre.
J’aime aussi le fait qu’il ne cherche pas à paraître occidental. Il a son humour, son exagération, ses couleurs et une manière d’aborder la fantaisie qui peut sembler différente pour un spectateur habitué à la science-fiction américaine. Et cela fait du bien. Parfois, c’est chaotique, oui, et toutes les blagues ne fonctionnent pas de la même façon, mais cette étrangeté fait aussi partie de son charme. On sent une liberté visuelle et narrative qui le rend plus frais que prévu.
Les effets spéciaux sont assez réussis, surtout pour un film qui joue constamment avec des espaces artificiels, des rêves et des décors impossibles. Tout n’a pas la même force, mais il y a de l’imagination et un sens du spectacle. Le film comprend que ce type d’aventure a besoin d’émerveillement, de vitesse et d’une certaine légèreté. Et sur ce point, il remplit sa mission.
Per Aspera Ad Astra ne révolutionnera pas la science-fiction, mais je l’ai beaucoup apprécié comme divertissement. Il a de l’humour, de l’aventure, de bons effets, une durée parfaite et un mélange d’éléments qui le rend plus sympathique que beaucoup de films plus sérieux et plus vides. Peut-être que tout ne s’emboîte pas, mais il laisse un bon souvenir. Et surtout, il possède ce titre magnifique : Per Aspera Ad Astra. Vers les étoiles, même par les chemins les plus étranges.