L'exposition fraîche et intrigante où cette jeune femme déboule comme dans un jeu de quilles à l'intérieur de ces familles neurasthéniques, la gendarmerie puis la maison du Capitaine laissait penser que la vie allait reprendre ses droits. Pourtant c'est le contraire qui se passe.
Le réalisateur peu inspiré en dehors d'idées cocasses bonnes pour un court-métrage, laisse couler la belle. A coups de fulgurances poétiques il nous enfume, sans compter les vaines diversions comme un théâtre ridicule. Une scène de danse révèle par contraste son incapacité à filmer les corps. Alors nous nous rendons à l'évidence, les personnages ne sont que des marionnettes minérales, dissimulées par leurs mutismes/ hermétismes. Le décalage a ouvert une brèche béante non pour découvrir leur âme, mais nous infliger un pathétisme de petits soldats de plombs.
La mise en scène d'un statisme entêtant, achève de nous enterrer au fond d'un trou, bouffé par les vers...