Dans Perfect Blue, Kon s'amuse une fois de plus des frontières entre réalité et illusion, entre subjectivité et objectivité, réalité et rêves. De ce point de vue, la réalisation est magistrale, et arrive à nous perdre sans toutefois nous abandonner. Nous sommes alors plongés dans un entre-deux qui est celui du personnage lui-même: s'articulent à la fois la réalité des faits, la réalité vécue (et selon différents point de vue) et la fiction pure sans que les contours soient véritablement tracés. Cela nourrit un thriller vraiment prenant, qui aboutit à un final prenant et très bien amené.
En filigranes, ce sont nos propres rapports à la réalité qui sont interrogés, à travers la thématique de l'idole/la-star (fantasmée, construite) mais également celle plus générale de mon identité (qui a le doit de dire qui je suis/peut-on me questionner dans mon identité à tel point que moi-même je doute de ce que je suis, de qui je suis).
Enfin, il faut souligner l'extrême qualité de l'animation.