Perfect Blue fait parti de ces films qu'on m'avait conseillé de visionner dans un lointain passé. Et bien sur, si vous lisez ces lignes vous comprenez que l'on ma très bien conseillé.
Action.
Le film vient de commencer et déjà je me dis d'accord, tous les dessins animés ne sont pas pour les enfants. Car je dois l'admettre : j'ai été dérangée par Perfect Blue, par son ambiance, ces plans, ces couleurs et par ces personnages.
La scène de viol qui n'en ai pas vraiment un, un voyeur/harceleur dérangeant à souhait et j'en passe.
Son scénario m'a retournée le cerveau. Je me suis laisser embarquée dans cette folie, dans cette quête du vraie "moi", en me demandant sans cesse Sommes nous dans un rêve ? Dans la réalité ? Ou en train de tourner ?
Coupez.
Cinq, quatre, trois, deux
Qui êtes-vous ? Un véritable jeu de chat et la souris, Mima sombre petit à petit dans une folie, et nous sombrons avec elle. Nous sommes perdu à travers des plans, un rythme crescendo et un style graphique prenant, presque dérangeant avec ces figurants. Figurants immobiles guettant, mais sans yeux, sans reflets d'âmes. Mais Mima, Mima elle elle ne fait pas attentions à eux, car elle ne voit que Mima l'idole. C'est là que le parallèle avec Black Swan est intéressant. Drame psychologique, hallucinations ou schizophrénie Mina n'arrive plus à suivre. Elle a peur.
Elle a peur d'elle-même.
Coupez.
1H21 le film est terminé. La fin est sans grande prétention, mais elle en étonnera plus d'un. Conclusion de cette descente au enfers ? Une résolution un peu sommaire, mais une question reste en tête : en fin de compte savons nous vraiment qui nous sommes ? Devons nous craindre les autres ou tout simplement nous-même ?