Mima, ancienne idole chanteuse change de carrière afin de devenir actrice. Elle va devoir repartir du bas de l'échelle sociale (car elle n'est pas connue dans ce milieu) et reconstruire son image.
Ce film animé aux graphisme laissant à désirer pour son année de sortie (en comparaison au films de Miyazaki dont le graphisme étaient déjà très évolués et beaux en 1996 avec "Le tombeau des lucioles"), est tout de même une oeuvre d'art dans son genre.
On est plongé dans un univers psychologique, au point d'avoir autant de difficulté que le personnage à discerner la réalité du film dans lequel elle joue. Tout est confondu et les paroles qu'elle doit dire dans film semblent correspondre à ce qui se passe dans sa vie personnelle. On est pris dans la confusion avec elle, ne discernant plus ses rêves et la réalité. L'identité qu'elle se créé passe par une vision plus adulte d'elle-même qu'elle doit adopter devant et derrière la caméra. L'une des scènes en particulier est le tournant décisif de son changement : la scène de viol tournée pour le film. Scène à la fois hilarante (par le "coupé" du réalisateur qui sort de nul part) et horrible dans ce qu'elle représente.
Personnellement je trouve que l'art de ce film repose sur notre plongée dans l'univers de Mima et la difficulté de s'y retrouver.
Ma note aurait été plus élevée si les graphismes avaient été plus élaborés.