Lorsque le générique de fin est apparu avec un super morceau de piano pour l’accompagner, j’ai été partagée entre plusieurs ressentis. J’ai adoré le film. Mais je me suis aussi un peu ennuyée, ce qui m'a donné l’impression de ne pas avoir bien compris le message du film, d'être passée à côté. Enfin j'ai été un peu frustrée par des questions qui restent sans réponse, concernant la famille d'Hirayama, ce qu'il pense réellement derrière ses sourires énigmatiques et ses silences et surtout si sa vie le rend heureux.
En sortant du cinéma, je me suis rendu compte que Perfect Days m’a laissée comme dans une bulle, dans un cocon dont je n’ai pas envie de sortir. Une ambiance qui résume bien le film avec du silence, de la lenteur, du calme, de l’apaisement, le tout rythmé par une playlist juste géniale qui anime les trajets en voiture d'Hirayama que l'on suit dans sa vie, sa routine, ses jours qui se suivent et se ressemblent. Mais à aucun moment un jugement n'est porté. Ni sur son métier, ni sur sa solitude, ni sur ses conditions de vie, on se contente de le suivre dans ce quotidien qui le rend heureux, du moins qui en a l'air.