Déjà touché par quelques problèmes de santés, l’état de John Ford s’aggrava au milieu des années 1950 et notamment à cause de l’alcool.
Souvent saoul, il se bat souvent avec Henry Fonda (car Ford fera réécrire le scénario qui était à la base une pièce de théâtre dans laquelle Fonda jouait déjà son rôle) sur le plateau de Permission jusqu’à l’aube et sera même remplacé pour certaines séquences par Mervyn LeRoy.
Ils nous emmènent au large du pacifique durant la guerre suivre la vie de l’équipage d’un cargo éloigné des batailles.
Il nous livre une sympathique comédie avec une galerie de personnages plutôt plaisante à suivre. On a le lieutenant Roberts (Henry Fonda) qui ne souhaite qu’une chose, partir de ce bateau pour aller sur le front, il est apprécié de ses soldats, notamment car il tient tête au capitaine du bateau (James Cagney) détesté et surnommé « Le Pacha » par son équipage. Il y a aussi le second Pulver (Jack Lemmon) feignant, désordonné ou encore coureur de jupons qui ne souhaite que se faire respecter et montrer que sa réputation est fausse ainsi que le docteur (William Powell).
Il nous fait suivre les aventures de tout ce petit monde sans ennuie et avec de très bons acteurs et si l’ensemble est parfois inégal, il y a quand même quelques séquences qui font mouche à l’image de cette préparation de wiskhy ou les face à face entre Fonda et Lemmon. Il y a une certaine maîtrise derrière la caméra et malgré tout, Ford sublime assez bien le contexte de son film, notamment l'aspect maritime.
Un peu décevant si on considère que c’est John Ford derrière la caméra et Fonda, Jack Lemmon ou encore James Cagney devant mais l’ensemble reste captivant, sympathique et avec de bons numéros d’acteurs.
Il fera néanmoins beaucoup mieux avec son prochain film « La prisonnière du désert ».