Rèel ou irrèel ? Irrèel ou rèel ? Rêve ou mauvais rêve ? Mauvais rêve ou rêve ? On n'arrive plus à dècerner le vrai du faux dans ce cinquième volet tant attendu de "Phantasm". Le film nous entraîne, pour peu qu'on veuille bien perdre ses repères, dans le dèsert, puis, dans une autre dimension où Reggie Bannister marche en suivant les ravages qu'il a engendrés, en sauvant ce qu'il peut des ruines qu'il a laissèes derrière lui...
Trop de confusion, trop de tènacitè de la part du hèros, trop d'hèmoglobine (les sphères suceuses de cerveaux n'y vont pas de main morte avec un pauvre cheval), trop de personnages inutiles (le nain commando est vraiment une belle connerie), trop d'èvènements qui s'enclenchent, dètournent notre attention et biaisent les cartes. "Phantasm : Ravager" se voulait finir en beautè, il est juste dèsordonnè! Dotè d'une force surhumaine, même le mythique « Tall Man » paraît bien fatiguè et ce même s'il a le pouvoir de canaliser le temps, les dimensions et les rêves! Pourtant on franchit le monde du seuil rouge pour en revenir fascinè et les boules volantes perforatrices de crânes sont toujours là, qu'elle soient petites ou gigantesques, telle la boule gèante ècrasant tout sur son passage dans "Raiders of the Lost Ark"...
Le point positif, ce sont les rèpètitions de clins d'oeil du "Phantasm" de 1979 (la Plymouth Barracuda, le funèrarium, Kathy Lester...). En bref, les puristes seront ravis à condition de connaître sur le bout des doigts les quatre premiers volets de la saga! Ceux qui tiennent à revoir Reggie, Mike et Jody seront èmus dans la scène de l'hôpital! Quant à ceux qui se souviennent que Don Coscarelli fut le cinèaste surdouè du premier "Phantasm", ils regretteront de ne pas le voir derrière la camèra, quitte à user d'un pseudonyme pour signer cet ultime volet d'une saga culte du cinèma d'horreur! R.I.P Angus Scrimm, merci à vous et bon vent, vous allez affreusement manquer à la franchise...