Reggie revient enfin du monde rouge et -WOUAH ! Il a vieilli le bougre ! Et puis c'est quoi cette façon de tourner, cette mise en scène complètement cheap ?!
Et oui ce cinquième épisode porte avant tout en lui deux chocs.
Le premier était prévisible car si les épisodes n'ont jamais été tournés rapidement les uns après les autres celui-ci a battu un record pour la saga en n'ayant été mis en boîte qu'une vingtaine d'année après le précédent !
Alors forcément, pour un épisode se prétendant toujours suite directe de son antécédent, ça fait un choc de voir les acteurs avec cet énorme coups de vieux. Vingt piges ça égratigne tout le monde..
Le second choc concerne davantage la mise en scène et écriture. Des plans serrés, quelques musiques péchues sorties de Nulle part...
Alors, ce n'est pas que la saga ait particulièrement brillé par le passé mais elle avait une certaine identité grâce à la patte de son réalisateur de toujours Don Cascarelli.
Son remplaçant, David Hartmann, le singe beaucoup mais prend surtout le parti radical de toujours grossir le trait de manière complètement absurde...
Je veux dire... Vous imaginez Reggie au volant de sa voiture essayer de fuir deux sphères qui vont le ratrapper et tamponner le véhicule comme le ferait un autre véhicule ? On parle de petites boules métalliques et volantes, hein..
David Hartmann fait surtout le choix d'utiliser les effets numériques pour ne reculer devant aucune idée. Des boules géantes ? Un monde apocalyptique ? Un passage à l'ordi et tout le monde vomit ! Car oui, le résultat est loin d'être satisfaisant et on verra même des flammes traverser certains personnages ou décors comme si de rien n'était. Le genre de défauts qui peuvent ridiculiser même un jeux vidéo aujourd'hui alors pour ce qui est d'un film..
Le scénario n'échappe malheureusement pas au parti jusqu'au-boutiste et c'est sur l'élément le plus inutile de la saga que vient appuyer cet épisode : le doute sur la réalité de ce qu'on nous montre.
Alors, rêve ou réalité ?... Et pourquoi pas délire sénile ? Ou suggestion du Tall Man grâce à une machine, tiens ? Le film multiplie les possibilités et ne nous en perd que davantage là où on espérait bien retrouver Mike face aux changements dont il était le sujet dans le précédent épisode.
En définitive ce chapitre 5 de la saga Phantasm porte bien son nom et ravage tout sur son passage. Il détruit ce-faisant le peu d'intérêt qui pouvait être porté à la série, la réduisant à une énorme blague de la trempe d'un Sharknado putassier.