Phenomena n'est peut-être pas le meilleur film de Dario Argento, mais c'est celui qui m'a fait découvrir le réalisateur, par hasard si je puis dire, et sans conteste, celui que je préfère.
On plonge ici en plein conte de fée horrifique, quand Jennifer Corvino, fille d'un célèbre acteur américain, somnambule et possédant le don de communiquer avec les insectes, débarque dans un pensionnat pour jeunes-filles en Suisse, autour duquel sévit un tueur en série (la première victime du tueur est d'ailleurs interprétée par l'une des fille d'Argento, Fiore).
Le film doit beaucoup à la lumineuse Jennifer Connelly, qui de par l'impression de pureté qu'elle dégage forme un contraste saisissant avec les situations macabres auxquelles elle est confrontée. Il se dégage une certaine poésie des différentes scènes où elle "communie" avec les insectes et la musique de Claudio Simonetti qui accompagne ces scènes y est pour beaucoup. Une bande originale, en majorité composée par le membre du groupe Goblin, et agrémentée de hard rock (Iron Maiden, Motörhead) choix original, mais très efficace.
On suit donc l'enquête particulière de Jennifer pour démasquer le tueur, aidée par un entomologiste, incarné par Donald Pleasance, et par les insectes, enquête qui conduit à un final parfait dans l'horreur et agrémenté de scènes "gores" dont Argento a le secret.
Cette critique est donc peu objective, mais guidée par le charme qu'opère ce film envoûtant et troublant sur moi à chaque visionnage, film qui mérite d'être classé en bonne place dans la filmographie du réalisateur italien.