Une bande de cambrioleurs fait porter le chapeau de ses forfaits à un truand en cavale.
Le scénario de ce polar n'est pas plus bête qu'un autre ; en revanche, on ne peut pas dire autant des personnages, dont la balourdise, dans la fantaisie comme dans l'action, empêche qu'on s'intéresse à l'intrigue et encore moins qu'on la prenne au sérieux.
C'est un festival de figures grossières, et fausses par conséquent, qui caractérisent le film de Jean Loubignac, dont la mise en scène est par ailleurs rudimentaire et sans la moindre idée. Déjà, on aperçoit le gangster en fuite avec fausse barbe pointue et lunettes noires qui accompagne ses hommes à la pêche. Tordant. On a ces policiers aux trousses des voleurs qui raisonnent beaucoup mais foirent comme des bleus. Albert Préjean joue les séducteurs rabatteurs avec un bagout ringard. Enfin, last but not the least, Micheline Francey est une journaliste arrogante dont l'enquête est un tissu d'âneries.
Pour couronner le tout, il fallait une fin à la hauteur : l'inattendu coup de théâtre du dénouement révèle une mystification mais c'est surtout à mourir de rire. Ça fera toujours un souvenir.