Alexandre Aja (Haute tension - 2003, La Colline a des yeux - 2006) que l'on ne présente plus, continue de faire des merveilles aux Etats-Unis, en réalisant un film d'horreur très gore, style grand guignolesque et où l'érotisme est à son comble. Du trash et du sexe, voilà de quoi se mettre à dos la censure américaine, car ici, il y a de quoi faire. Piranha (2010), qui n'a rien à voir avec la première version de Joe Dante (1978), nous invite au Spring Break, une fête annuelle où tous les jeunes américains se retrouvent avant de passer leurs examens de fin d'année. Entre sexe, drogue et alcool, c'est la débauche assurée. Mais leur plaisir sera écourté avec l'arrivée d'une horde de piranhas préhistoriques subitement réveillés du fin fond du lac. En un rien de temps, l'eau turquoise de Lake Victoria se transforme très rapidement en un gigantesque bain de sang où les festivaliers se font petit à petit tous dévorer avec une férocité extrême.
Jouissif, ironique, humour noir, mauvais goût, sexe et tripailles sont au rendez-vous de ce film d'horreur converti à la 3D Reliefs et dans lequel le réalisateur Français s'est fait tout simplement plaisir. Des caméos de Richard Dreyfuss (Les Dents de la mer - 1975) en passant par Christopher Lloyd (de la saga Retour vers le futur - 1985/1989/1990), en passant par les makeups-effects où pas moins de 300 000 litres d’hémoglobine auront été nécessaires pour submerger les milliers de figurants.
Mais ce n'est pas tout, le cinéaste a même eu recours à des surfers amputés (afin de rendre plus crédible les scènes de carnage), sans oublier quelques stars du X dont Riley Steele. Niveau distribution, on a aussi le plaisir de retrouver Elisabeth Shue, Ving Rhames, l'hilarant Jerry O'Connell ainsi qu'une courte apparition de Eli Roth.
Vous l'aurez donc compris, ce film est à réserver à un public averti, amateur de Séries B sanguinolentes et d'humour potache, le plaisir coupable en quelque sorte !
(critique rédigée en 2010)
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