On peut dire que le film sort au bon moment, à savoir la surexploitation des années 1980 au cinéma. Ici, c'est par le prisme du jeu vidéo, où les plus jeunes jouaient à Defender, Galaga, Pong, Q-Bert, Pac-Man ou encore Donkey Kong. Mais Pixels est surtout la version XXL d'un formidable court-métrage français, au même titre, où les méchants de jeux vidéo venaient attaquer le monde réel.
C'est le même principe qui est repris ici, sauf que c'est aux dimensions d'Adam Sandler, donc attention à l'excès d'humour gras. Celui-ci joue un nerd, qui a raté sa vie, et pour qui l'invasion des méchants vidéoludiques va être une chance de sauver le monde, mais aussi de récupérer la belle.
Si d'un côté, on sent un hommage sincère aux jeux vidéo de cette époque, avec les bruitages et les petites musiques, le discours des acteurs semble presque réactionnaire, en gros il faut arrêter de jouer passé un certain âge, ce dont je ne suis pas d'accord.
Outre Sandler, on a Kevin James, et Josh Gad, deux habitués de son écurie, la belle Michelle Monaghan, le très drôle Peter Dinklage et même une scène avec Torû Iwatari, le créateur de Pac-Man lors d'un face-à-face avec sa création, qui boulotte la ville.
Les effets spéciaux sont irréprochables, et permettent de contourner le fait que ce soit un film pour enfants ; les victimes se transforment en tas de pixels, donc pas une goutte de sang. Mais ça tend peut-être trop à vouloir être un film d'Adam Sandler OU quelque chose de plus familial. On a quelques scènes gentiment débiles (comme la première avec la président américain, qui parodie ce fameux moment où George Bush était dans une école le jour du 11 Septembre), des moments plus moralisateurs, mais quand on aime les jeux vidéo, il y a sûrement de quoi prendre un plaisir dans Pixels, qui n'a rien d'inoubliable, mais qui fait ressurgir des souvenirs vidéoludiques.