Placez vous devant de ce film, un soir avec des M&M’s ou un chocolat chaud et plongez dans cet univers, qui malgré sont pitch vu et revu, arrive à nous tenir en haleine.
Placés, c’est Polisse en moins dramatique. C’est une histoire d’amour pudique. C’est, en revanche, un panel de jeunes acteurs, les uns comme les autres, à l’aise devant la caméra. Seulement voilà... Le scénario développera la vie de quelques-uns en laissant souffrir d’ennuie le regard qu’on portera aux autres. Est-ce un bon choix de la part du réalisateur? Peut-être que niveau temps, cela aurait été compliqué à placer sur 1h30. Donc, du coup, nous suivons surtout l’avenir de la jeune qui se prostitue, et du jeune qui fait du judo. Mais on suit avant tout, l’histoire de Shaïn Boumedine, beau gosse qui se retrouve en terre inconnue. Il arrive à naviguer avec aisance sur ce nouveau terrain. La réalité est-elle aussi simple que cela? Implication tenace dans la vie en collectivité, mais aussi envers chacun des individus de la maison. Devient le chouchou de tout le monde, prend vite de l’importance face aux collègues. Je trouve ca beau, mais je trouve ca difficile à mettre en place dans la vraie vie.
Le film suit tout de même son cours et on est pris dans un changement presque total de façon de voir les choses, au même cas que l’acteur change de perception de vie.
L’acteur est plutôt silencieux et laisse place prépondérante à son entourage, pour lequel on recueille un maximum de compassion. De la même manière, son entourage privé son ses sources de bonheur pour lesquels nous remarquerons que peu de moments marquants, notre focus se fait bel et bien davantage sur les individus “placés”.
Pour un drame, ce film manquera d’impact, on songera aux scénettes d’évasions de deux secondes, aux histoires de prostitutions volatiles ( L’histoire apparaît à la fin et ne s’exploite pas),...
La fin laissera sans voix, puisque pour le coup, elle laissera un moment opportun sur la réflexion de quête d’identité.