Le sergent-chef Barnes (Tom Berenger) a sa vision de la guerre : tout est possible, il ne pose pas de limites dans les méthodes employées contre l'adversaire.
Le sergent Elias (Willem Dafoe) n'est, quant à lui, pas prêt à abattre froidement un civil, au seul prétexte qu'il est vietnamien.
Le soldat Chris Taylor (Charlie Sheen) assiste, impuissant, à la confrontation des deux sergents et finit par se rallier à Elias, après avoir été séduit par la détermination de Barnes et par son courage au combat.
Pour tempérer l'affrontement de plus en plus musclé entre Elias et Barnes, il n'y a pas de hiérarchie digne de ce nom. La force de caractère du sergent Barnes lui permet d'imposer son point de vue au capitaine, qu'il traite, du reste, comme un simple rouage, dédié à confirmer ses décisions.
L'ennemi, dans ce film, n'est pas plus les soldats Viets-Congs que la population autochtone.
L'ennemi est dans les rangs.
Le sacrifice ultime du sergent Élias, abandonné par les siens, est le symbole d'une guerre sale, inutile.
En cela, le film est parfaitement réussi.
Pour l'anecdote, platoon désigne, en anglais, un peloton ou une section.