Ce film d’Oliver stone de 1986 rappelle que la guerre du Vietnam ou défaite américaine aurait dû s’interrompre en 1966 au lieu du 30 avril 1975. Trois portraits de soldats illustrent le scénario : Chris Taylor (Charlie Sheen) tout nouveau soldat engagé qui va découvrir toute l’horreur humaine entre le sergent Elias (Wilhem Dafoe) l’idéaliste et le sergent Bob Barnes (Tom Bérenger) vétéran blessé sept fois, visage ravagé, indépendant, faisant fi de la hiérarchie, sans foi ni loi et dépourvu d’état d’âme. Une armée américaine livrée à elle-même constituée de drogués essayant d’oublier l’enfer de la jungle destinée à vous ôter toute forme de raison. Le service de transports en commun rapatrie les morts dans l’aérodrome de quoi flinguer le moral du moindre arrivant de septembre 1967. La croisade des premiers soldats s’est transformée en fatalisme sinon en défaitisme quand d’autres se réfugient dans les exactions et meurtres des populations civiles sans notion du bien et du mal en traversée du soupçon et de la haine. La seule chose qui compte consiste à partir en entier à condition d’y parvenir, une question de chance ou de roulette russe. En vérité, cette armée américaine s’est battue contre elle-même sans trouver le moindre sens à cette guerre perdue d’avance. Lors d’un conflit armé, La folie vous guette lorsqu’on réfléchit trop. Le blessé américain s’écrie : « Je ne croyais pas qu’ils m’auront ces glands ! ». L’hélicoptère tourbillonne sur le champ de bataille : « Dégagez en vitesse, précaution habituelle ». Comment éviter une guerre ? Les prétextes, c’est comme les trous du …, tout le monde en un ! Les politiciens comprendront !