Playdurizm aimerait avoir l’audace transgressive de The Neon Demon (Nicolas Winding Refn, 2016), l’ambiance désenchantée d’un Blade Runner (Ridley Scott, 1982) – auquel il emprunte d’ailleurs la musique de Vangelis, plagiat honteux ! – et la réflexion sur la virtualité d’un Matrix (Lili et Lana Wachowski, entre 1999 et 2021). Il n’en a que l’apparence, à la façon de ces devantures de magasins aguicheuses promettant des prix cassés sur des produits de contrefaçon ou de piètre qualité : l’esbrouffe tient à peine un quart d’heure, avant que le récit ne répète inlassablement une structure bouclée qui se complaît dans une violence graphique et dans les élans clipesques de mauvais goût. Absence de vision singulière, platitude de la mise en scène, carence en cinéma. Voilà un produit destiné à tromper le public au moyen d’une affiche et d’une bande-annonce chic et choc avec ces éclairages néons à la mode. D’une nullité vertigineuse.