Rarement un film n'aura aussi bien porté son nom.
"Plus fort que moi" m'a totalement terrassé, me laissant dans un état de bouleversement dont on sort difficilement.
Ce qui m'a le plus marqué, au-delà de la claque cinématographique, c'est la manière dont le film traite la question du handicap. Il ne tombe jamais dans le misérabilisme, mais nous rappelle avec force que l'inclusion n'est pas qu'une question de bonnes intentions : c'est une question d'éducation.
Le film démontre brillamment qu'une civilisation exemplaire se construit sur notre capacité à comprendre, à apprendre et à accompagner l'autre dans sa différence.
L'interprétation est, elle aussi, au sommet.
On est au-delà du simple jeu d'acteur : c'est une incarnation digne des plus grands, une performance habitée qui porte le film vers des sommets d'émotion. Chaque regard, chaque silence sonne juste et renforce ce message de dignité.
Le rythme est ultra-maîtrisé, nous tenant en haleine jusqu'à une fin remarquable qui, malgré la dureté du sujet, choisit de nous laisser avec une lueur d'espoir magnifique.
Un film indispensable pour éveiller les consciences et nous rappeler que l'empathie s'apprend.