Une œuvre sincère, souvent touchante, mais aussi très balisée, qui oscille en permanence entre justesse et facilité.
Typiquement le genre de film qui souffle le chaud et le froid chez moi.
Points positifs :
• Une volonté louable de faire comprendre et accepter cette maladie au plus grand nombre à travers un film populaire et grand public, sans pour autant infantiliser le spectateur.
• Une performance d’acteur remarquable. Robert Aramayo impressionne de bout en bout, dans une composition à la fois physique et sensible. Son BAFTA face à DiCaprio, Michael B. Jordan ou Timothée Chalamet n’a rien d’usurpé.
• La relation entre le jeune homme et le gardien du centre social, qui accepte de l’embaucher, apporte une chaleur et une humanité bienvenues.
• Tout comme le personnage de Dottie, mère de substitution, particulièrement attachant.
• Un humour globalement bien dosé, qui parvient à exister en utilisant les ressorts comiques liés à cette pathologie sans trop en abuser, à quelques exceptions près.
• Un dernier quart nettement plus convaincant : la rencontre avec une jeune femme atteinte de la même maladie et l’expérimentation du dispositif pour atténuer les crises apportent enfin l’émotion attendue.
Points négatifs :
• Une première partie trop longue, inutilement étirée jusqu’au diagnostic.
• Une impression persistante de déjà-vu, dans la lignée des comédies sociales britanniques type Billy Elliot ou The Full Monty, avec les mêmes mécanismes émotionnels.
• Une structure très programmatique, alternant systématiquement scènes joyeuses et passages dramatiques, ce qui rend le déroulé assez prévisible.
• Des choix scénaristiques inutilement plombants visant à accentuer la difficulté du quotidien, là où la situation se suffisait déjà à elle-même.
• Le manque de subtilité de certaines séquences : violence physique trop appuyée, personnages secondaires caricaturaux (notamment le juge), et musique omniprésente qui souligne lourdement chaque émotion.
Au final, un film inégal mais sincère, qui peine à trouver sa justesse pendant une bonne partie de son récit, avant de réellement toucher dans sa dernière ligne droite.
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