Le début du procès pour crime contre de l'humanité vient de raviver chez une vieille dame, incarnée Jeanne Moreau, des souvenirs que son fils, joué par Hippolyte Girardot, va découvrir, notamment la déportation d'une partie de sa famille juive.
Si j'excepte Kedma et ses quelques participations à des collectifs, Plus tard tu comprendras doit être le premier film de Amos Gitai que je découvre. Dans un univers assez austère, se déroulant à 99% du temps en intérieurs, on imagine que c'est aussi un voyage dans la psyché du personnage joué par Jeanne Moreau, toujours aussi impressionnante, où tout est resté enfermé en elle, et le procès Barbie va être comme un détonateur. Procès qu'on voit soit de très loin, ou via uniquement par le son.
Hippolyte Girardot fait partie de la génération suivante qui ne savait pas, car sa mère n'en parlait jamais, à l'image d'un diner où elle évite à chaque fois le sujet de la guerre. Mais au fond, la question est celle de la transmission, notamment à travers les petits-enfants, et c'est ce qui rend au fond le film assez touchant. Même la sècheresse du propos a de quoi décontenancer, j'en conviens.
On aperçoit aussi Emmanuelle Devos et Dominique Blanc, mais le film est porté par Jeanne Moreau, et le désir de transmission envers le générations futures, notamment avec son petit-fils, quand elle va l'emmener à une synagogue.
A noter que le film était sorti à la télévision juste avant sa sortie en salles, mais c'est clairement du cinéma, peut-être didactique, mais essentiel pour ne jamais oublier.