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Critique de Pooja, Sir par babils1
petit polar assez classique, qui a le mérite de montrer une géographie et une société très peu connue, en dehors des sentiers battus
le 14 déc. 2025
Mon premier film népalais sera donc cette enquête policière menée par l'enquêtrice Pooja Thapa dans une bourgade au sud du Népal, au bord du soulèvement populaire.
La minorité Madhesi ne rate pas une occasion de descendre dans la rue pour manifester son mécontentement envers le gouvernement au cri de "Mort à la police". Enquêter dans ces conditions sur l'enlèvement de deux jeunes garçons demandera pas mal de doigté à Pooja, que sa position de femme à l'androgynéïté revendiquée pourra cependant aider à gagner la confiance de Madeshi.
La mise en scène est plutôt réussie, les scènes de foule assez convaincantes, et l'immersion d'un spectateur occidental dans ce monde rarement évoqué chez nous se passe sans problème : on constate plus ce qui nous rapproche que ce qui nous éloigne. Contrairement à ce que je peux lire par ailleurs, l'identité de Pooja, chargée par la Capitale d'une enquête sensible, ne semble pas nuire à son travail, à aucun moment ses subordonnés ou supérieurs ne lui manquent de respect, insinueraient qu'elle puisse ne pas être à la hauteur. Sa vie de couple avec une autre femme apparaît à tous comme un non-sujet. S'il y a préjugés, mépris de classe, c'est bien envers tout un peuple.
Stylistiquement, Deepak Rauniyar recours parfois à des incises astucieuses, il insère au sein de scènes des évènements situés chronologiquement plus tard. L'effet est très réussi et donne beaucoup de rythme au film.
En revanche, côté scénario, j'aurai envie de quelques petits perfectionnements. Les tenants et aboutissant de l'enlèvement m'ont paru peu crédibles, et le comportement de certains personnages trop convenu. La passage d'une scène à l'autre manque parfois de fluidité, ou d'originalité, certaines intuitions de l'enquêtrice semblent sortir de nulle part, et le spectateur occidental peut se retrouver perdu dans l'intrigue que les problèmes linguistiques n'aident pas à suivre ... (évidemment, je ne distingue pas quand les personnages ne parlent pas la même langue, elles se ressemblent toute à mon oreille!)
En conclusion, Pooja, Sir est un bon film à qui il ne manquait pas grand chose pour être très bon, et qui vaut le détour pour son exotisme et le traitement tout particulier des stéréotypes dont il y aurait tout à fait lieu de s'inspirer ici.
Créée
le 17 août 2025
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