Une sorte de professeur Tournesol vit heureux avec ses deux filles. L'une est coquette, l'autre naturelle. Elles tombent amoureuses du même homme. La première heure du film est avenante, rythmée par un simple bonheur familial, à la campagne. Tout se gâte en ville et Premier bal glisse alors entre guimauve et mélodrame pour aboutir à un geste sacrificiel très conforme à la morale de l'époque. Ainsi, la censure de Vichy a dû être satisfaite. L'on retient malgré tout les excellents dialogues de Charles Spaak et l'interprétation presque "moderne" de Marie Déa et du toujours impeccable Fernand Ledoux. Bernard Blier fait une apparition très drôle et Mouloudji vient faire coucou. Pas le meilleur Christian-Jaque, mais loin d'être le pire.