Film-opérette, pour reprendre la formulation de son auteur Jean Boyer, cette comédie musicale est un hymne à la liberté...de prendre la route pour sillonner la campagne. Tout en bonne humeur et en futilités, conçue autour du duo de chansonniers complètement oublié Pills et Tabet, la comédie présente dans un certain désordre une poignée de parisiens, les uns en motos (sans casque), les autres en autos (sans ceinture), à la recherche du plaisir que procure l'ivresse de la balade.
Beaucoup de chansons aux paroles amusantes ('Ya toujours un passage à niveau" ...) meublent un scénario très creux qui prend la forme d'un vaudeville automobile (un road movie à la française?) dont la principale "intrigue" est de favoriser les amours d'une jolie nièce accompagnée de sa vieille tante -sans calembour- avec un sympathique séducteur oisif.
On y voit Alerme dans un rôle très mince d'industriel en goguette, on y aperçoit la toute jeune et blonde Suzy Delair. Avec ses refrains repris en coeur et ses personnages joyeux, "Prends la route" n'a pas d'autre objectif que d'être un divertissement éminemment populaire.