Il y a mille raisons de revoir un film, mais là, c’était un peu inattendu, Madame était frustrée de la fin de The West Wing et voulait voir à quoi ressemblait Leo McGarry dix ans avant et comme j’ai peu ou prou l’intégrale Harrison Ford dans mes étagères…
Ce qui est bien avec Pakula c’est qu’il a du métier, du coup, même pour un film qui joue à fond le scénario un peu mystérieux, ça se revoit sans déplaisir aucun, même si ça doit bien faire la cinquième fois… Et puis c’est carré les films de procédure, il y a la ritournelle de John Williams, l’histoire est bien goupillée, la photographie élégante…
C’est une agréable variation sur le mythe de Laura avec du bon vieux film de procès bien efficace par derrière comme on les aime, juste un peu plus vulgaire, fin des années quatre-vingt oblige...
Harrison se promène de procureur à suspect avec son aisance habituelle, il a une coupe de cheveux bizarre même que les critiques de l’époque ne voyaient que ça jusqu’à ce qu’il bougonne un bon coup mais on lui pardonne, si le film se revoit agréablement c'est tout de même avant tout pour sa pomme... Il est très bien entouré en plus, que des trognes connues qui assurent comme toujours, l’adipeux Brian Dennehy, le félin Raul Julia, la femme de John McClane, la voix de basse de Paul Winfield et Greta Scacchi trop maquillée mais heureusement pas toujours trop habillée…
Et John Spencer dans tout ça ? Et bien il joue le flic coriace de seconde zone qui remonte la piste, avec bedaine réglementaire, chemises improbables, veston informe, interrogatoire musclé et chevelure en bataille, on voit tout de suite moins la classe internationale de la Maison Blanche mais ça fait plaisir tout de même, surtout que le gosse du héros aux bajoues inimitables, maintenant que j’y pense, ce ne serait pas le stagiaire fils-à-papa qui emmerde Josh pendant quelques mois ? J’en ai bien peur… et le jeune hirsute pas encore complètement fini qui assiste l’avocat dans la deuxième partie, nom d’une bite en bois, mais c’est Josh !!!!!
Trois pour le prix d’un, si ce n’est pas une raison valable de revoir un film, je ne sais pas ce que c’est…