Loin d'être un expert absolu de la franchise "Predator", j'abordais ce nouvel opus avec un regard neutre et impartial permettant de faire totale abstraction des diverses représentations de la créature depuis 1987.
Résultat ? C'est un bon moment de cinéma à la maison car oui, une fois de plus on nous fait l'immense plaisir de sortir un pur film d'action sur Disney + ! Inutile de lâcher un énième coup de gueule concernant ce non-sens absolu puisque les studios et producteurs n'en feront qu'à leur tête.
Pour en revenir à nos moutons, "Prey" est convaincant selon moi grâce à la belle histoire qu'il raconte ; celle d'une petite tribu d'indiens d'Amérique du début du XVIIIème siècle qui subvient simplement à ses besoins primaires de façon primitive mais dans le respect de la nature, en harmonie avec la faune et la flore qui l'entourent. L'arrivée du Predator propose une confrontation intéressante car le chasseur (les indiens) devient alors le chassé. Les rapports entre les membres de la tribu brillent de par une certaine authenticité qui fait honnêtement plaisir à voir. Encore une fois, c'est simple sans être simpliste.
C'est plus d'un point de vue réaliste que l'intrigue pêche. Admettons ensemble qu'un film de type Predator assume le fait qu'il y ait des héros humains intuables et "badass", d'accord. Sauf qu'ici, le Predator est "comme par hasard" moins agressif avec la jeune fille Naru ; elle ressort miraculeusement de nombreuses scènes de combat et c'est assez frustrant en tant que spectateur car étant la dernière survivante, on sait pertinemment qu'elle va finir par tuer le Predator... le suspens est donc mort assez rapidement dans le film. Dommage.
Côté scènes d'action, musique, montage et rythme, il y a eu du travail de réalisé et c'est assez rare pour le souligner.