Dans le premier film, il est très clairement établi que les Yautja viennent uniquement chasser sur Terre durant les périodes de grande chaleur, probablement parce que c'est une espèce à sang froid, ou tout du moins parce que leur métabolisme est adapté à des hautes températures. On en déduit qu'ils viennent probablement d'une planète sensiblement plus chaude que la nôtre. C'est totalement respecté dans PREDATOR 2 : Los Angeles traverse une période caniculaire et tous les personnages transpirent constamment comme des porcs. C'est étouffant et poisseux, comme dans l'original de John McTiernan. Il est également établi que le système de camouflage des créatures cesse de fonctionner au contact de l'eau. Le genre de petit détail qui ajoute de l'intérêt et de la crédibilité. Parce que oui, un camouflage total c'est OP, mais c'est tout de suite nettement moins pété si ça devient totalement inutilisable dès qu'il pleut par exemple. Et bien visiblement le juif Dan Trachtenberg, petit protégé du juif J. J. Abrams, n'a jamais vu PREDATOR : il n'a pas l'air de faire spécialement chaud, et le camouflage de son Yautja est totalement waterproof alors que PREY se déroule plus de 250 ans avant le premier film.
Même si je ne verse plus un seul centime à cette infecte compagnie qu'est devenue Disney, je partais avec toute la bonne foi du monde. Je ne prends pas le temps de visionner des choses dont je suis déjà convaincu qu'elles n'en valent pas la peine, je ne lis ni n'écoute aucune critique avant de voir les films qui m'intéressent, mais forcé de constater que ce PREDATOR version Disney est un échec. L’héroïne est une petite princesse revancharde tête à claque qui n'inspire absolument aucune sympathie (elle n'est même pas agréable avec son chien), tous les hommes (le 98% des personnages) sont des connards, et tous les Blancs sortent tout droit des Visiteurs. Le juif Dan Trachtenberg a engagé tout un tas d'experts pour être sûr de ne pas faire offense à la culture comanche (une version du film a même été intégralement doublée en comanche par les acteurs), c'est très bien, mais du moment qu'il y était il aurait pu aussi engager 2-3 experts de la langue française, parce que les Français de son film sont incompréhensibles. Il y a des supposés Français dans le film et ON NE LES COMPREND PAS.
C'est même pas gore, tout se passe hors-champ. Une plante qui fait refroidir un corps humain par ingestion au point qu'il devienne invisible pour la heat vision du Predator ? Il faut vraiment être un abruti fini pour être capable d'écrire une connerie pareille. Le combat final est illisible, et il m'a fallu 3 minutes pour comprendre ce qui se passe lors du coup de grâce, tellement c'est à la fois tiré par les cheveux et mal réalisé. Le coup des 3 drones j'ai pas vraiment compris non plus.
Le concept de PREDATOR, c'est d'opposer un Alpha contre un Alpha d'une autre planète. Dans PREDATOR 2, Danny Glover est également un Alpha parfaitement adapté à son environnement, un flic endurci et brutal qui a l'habitude d’opérer dans un milieu urbain ultra-violent. L'héroïne de PREY n'est pas une Alpha, c'est une adolescente qui veut prouver aux hommes qu'elle peut chasser comme eux. C'est mignon, l'actrice est jolie, mais c'est pas le sujet.
L'abu de références aussi, pitié arrêtez ça. Pitié, Hollywood, une bonne fois pour toutes, arrêtez ça. "If it bleeds, we can kill it", je me suis dit une référence OK, pourquoi pas, et il y a quelque chose d'universel dans cette déclaration, on imagine facilement n'importe quel humain à travers les âges tenir cet exact même raisonnement dans une telle situation. Et puis "Come on, come on, do it, do it"...voilà c'est malaisant. Manquait plus qu'Ugly MF et Get to the Choppa et on avait la totale. Et le gun du final de Predator 2 à la fin, c'est stupide. Ça apporte quoi ? Laissez ce pistolet tranquille pour l'amour des Dieux.
Encore un film ruiné par l'idéologie anti-homme et anti-Blanc des grosses corporations.