Précédé d'une réputation ultra flatteuse mais forcément casse gueule, Prey n'est pas une révolution, ce n'est pas un Mc Tiernan killer. C'est forcément un peu décevant devant tant d'attente. Mais passé ces attentes sûrement trop élevées, c'est solide à tous les niveaux. C'est du cinéma sérieux, respectueux, sobre, humble, soigné. Et c'est déjà pas mal !
Explorer les époques, c'est l'intérêt de la franchise, les Comic books l'ont beaucoup fait, le cinéma encore très peu. On a fait la jungle / la ville / une autre planète / n'importe quoi (The Predator, vous l'aurez compris). Mais pas assez d'autres époques. C'est ce que Prey vient faire, avec un personnage féminin qui vient compléter avec efficacité certains des bons personnages de l'univers Predator / Alien.
Le film évite le fan service à outrage (comme Predators le faisait), mais s'insère quand même dans l'univers sans chercher à en faire trop (ça c'était The Predator). Pour faire péter un 8 ou 9 sur 10, il faudrait des scènes d'action plus marquantes, un ton ou une approche plus originale. Mais ne faisons pas le difficile, cela reste un opus tout à fait sérieux qui mérite largement sa place très haut dans l'univers Predator.