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Une petite pépite d’humour et d’émotion qui ne vous laissera pas indifférent(e)s !

Ecrit par Stephen Beresford (Where there’s smoke, That thing you drew…) et réalisé par Matthew Warchus (Simpatico, Matilda…), Pride est une comédie dramatique relatant comment l’Union Nationale des Mineurs britanniques a reçu le soutien des militants gay et lesbiens pendant la grande grève de 1984. Le film est sorti dans les salles le 12 septembre 2014 et avait été projeté en avant-première en France le 23 mai pendant le Festival de Cannes, et au Canada le 12 septembre 2014 pendant le Festival International de Toronto.

Pride est un petit film qui passé assez inaperçu, mais qui comporte pourtant la crème de la crème –britannique- en matière de casting. Il a également reçu la Queer Palm au dernier festival de Cannes, un prix qui récompense depuis 2010 un film traitant des thématiques LGBT (Lesbian Gay Bi & Transexuels). Dans la veine de ces grandes comédies que seuls les anglais semblent capable de faire, Pride est un film à côté duquel il serait vraiment dommage de passer.

L’histoire – apparemment basées sur des faits réels – se déroule en 1984, durant les années Thatcher. Suite à des restrictions économiques de la part du gouvernement, le Syndicat National des Mineurs vote une grève en guise de protestation. Pendant ce temps, à Londres, un petit groupe de gays et lesbiennes s’estimant tout aussi maltraités par le gouvernement, décide de lever des fonds pour soutenir ces mineurs. Pourtant, lorsque la petite troupe LGSM (Lesbians and Gays Support the Miners) se rend dans un village mineur – à bord de leur superbe mini-bus – pour apporter leurs dons et leur soutien, un léger malaise s’installe chez ces mineurs qui n’avaient pas réalisé qui étaient réellement ces généreux donateurs… Toutefois, les barrières tombent rapidement et les deux groupes apprennent à se soutenir et à se découvrir mutuellement.

Il n’était pas aisé de parler d’un sujet parfois délicat, et toujours d’actualité. Toutefois, le film réussit avec brio à aborder cette période de l’histoire à la fois avec légèreté et sérieux, mais surtout avec beaucoup d’humour. C’est l’une des grandes forces du film, faisant que ce dernier s’inscrit dans la grande lignée des comédies british tel que Good Morning England. Alors que le film aborde des thèmes difficiles – l’homophobie, le coming out, les rejets de toutes sortes, le SIDA – il parvient malgré tout à les traiter de manière intelligente et même à nous faire rire à côté. Un film comme on n’en voit malheureusement que trop peu, qui montre des personnes LGBT dans leur vie de tous les jours parallèlement à celle des mineurs de cette époque. Cette rencontre improbable entre ces deux mondes prouve bien que nous sommes tous égaux et capable de sympathiser, peu importe notre sexualité et notre origine sociale.

Le casting – j’en parlais précédemment – est un autre des grands atouts du film. Si vous aimez les films et séries britanniques, vous serez servis dans ce film puisqu’on y retrouve Bill Nighy (the Constant Gardener, Love Actually, Page Eight…), Imelda Staunton (Psychoville, Harry Potter…), Andrew Scott (the Town, Sherlock et prochainement dans the Hollow Crown), Dominic West (the Hour, Sur écoute…) et d’autres actrices et acteurs moins connus mais tout aussi doués. Les personnages sont vraiment attachants et originaux, à l’instar de Mark (incarné par Ben Schnetzer), celui qui a initié le mouvement pour la défense des mineurs dans le groupe gay et lesbien. Ou encore Joe (incarné par George Mackay), un adolescent qui illustre bien la problématique de la crainte du coming out et de la majorité sexuelle, plus élevée que celle des hétéros à l’époque.

Malgré un humour dominant, le film comporte des séquences émouvantes voire difficiles, mais toujours teintées d’espoir et de tolérance. Un beau message, à ne surtout pas rater.

Un film comme on aimerait en voir beaucoup plus souvent, une comédie dramatique avec un casting exceptionnel, autant connu que composé de petits nouveaux, le tout dans une ambiance qui sent bon les années 80. Difficile, voire impossible de trouver quoi que ce soit à redire à cette petite pépite d’humour et d’émotions qui ne laissera personne indifférent. On en ressort de bonne humeur et avec le sourire, heureux de constater que tout n’est jamais tout noir dans ce monde. Bien au contraire.
britishg3eks
10
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le 1 déc. 2014

Critique lue 290 fois

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