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Critique de Primadonna par JonhkebabVK
Un très bon drame salvateur tiré d’une histoire vraie qui nous semble incroyable aujourd’hui…
le 15 août 2025
1965 en Sicile, dans un village rural, Lia est prise de force par Lorenzo, un membre
d’une famille très influente. Refusant de se marier de force avec son agresseur,
comme l’exige la tradition, la jeune femme décide de répliquer dans un combat
judiciaire acharné pour défendre ses droits.
Primadonna nous offre le récit d’une lutte malaisée où les coups se portent avec le
regard. L’apparence, la réputation, les messes basses et les jugements de valeurs
rythment l’entièreté du film avec virulence. Chaque action est scrutée et évaluée
dans ses moindres détails, laissant place à une paranoïa constante du regard de
l’autre. Tout ici n’est que question de faire « bonne impression », que ce soit devant
le public, la presse ou les juges afin d’obtenir la victoire à ce procès. La constante
formulation de la « pensée des autres » et l’apparition récurrente de miroirs nous
rappelle sans cesse qu’ici, la société gravite autour de l’impression que l’on renvoie à
l’autre ainsi qu’à soi-même. Un constat glaçant, mais toujours d’actualité, avec
notamment les débats autour du consentement qui prennent de plus en plus de
place aujourd’hui.
Bien qu’initialement sortie en 2022, l’apparition du film de Marta Savina dans nos
salles françaises en 2024 est une démonstration supplémentaire de l’importante
influence du féminisme dans le paysage cinématographique actuel, dont le
lancement fut sans doute aidé par le succès du Barbie de Greta Gerwig. En plein
essor du mouvement #Metoo cinéma, il est intéressant de constater que le cinéma
de 2024, aborde avec ardeur des sujets féministes, portés par des thèmes
d’inégalités sociales, d’émancipation et de dénonciation de la société patriarcale.
Qu’il s’agisse du brillant Pauvres Créatures, du décevant Mea Culpa, de Elaha, de
Madame de Sévigné ou bien d’Il reste encore demain, il est clair que les salles noires
de 2024 s’éclairent sous un regard féminin et engagé. Primadonna n’étant qu’un de
ses nombreux cris, à la voix brutale, poignante et profondément touchante.
Créée
le 23 janv. 2025
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Un très bon drame salvateur tiré d’une histoire vraie qui nous semble incroyable aujourd’hui…
le 15 août 2025
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