Princesse Mononoké
8.4
Princesse Mononoké

Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki (1997)

Waouw. Pendant le film je ne pouvais m'empêcher de penser à quel point James Cameron devait aimer ce film tant on y retrouve les ingrédients que lui-même utilise dans ses films: l'amour, la paix, le message écolo, le message anti-militariste, l'esprit de la nature, une donzelle qui ne se laisse pas faire, un choc des cultures, de la flotte. Ça me rappelle Abyss et plus récemment Avatar.


Question scénario c'est franchement bien foutu: un conte comme Disney avait l'habitude d'en faire, peut être en plus complexe. Le film comporte, comme tout autre, certaines facilités, et certaines questions mineures demeurent sans réponse (ou alors il me faudrait le revoir?) mais cela ne perturbe en rien la jouissance que procure le film. J'ai beaucoup aimé le contraste entre la naïveté apparente de certaines scènes ou de certains personnages en contraste avec la violence qui nous est racontée, mine de rien.


La mise en scène est grandiose; les japonais prouvent que la 2D n'a pas fini de nous éblouir et que le traitement numérique n'est pas la solution unique. Certains diront que le film est trop violent pour les gosses. C'est peut être vrai. En même temps les premiers contes (de Perrault par exemple) étaient tout aussi trash et je ne pense pas que la lecture était épargnée aux plus petits. Ce film d'animation a au moins le mérite de ne pas prendre son public pour plus bête qu'il ne l'est, alors autant en profiter pour inculquer une culture cinématographique solide à nos enfants dès le plus jeune âge (je doute que ça en fasse des monstres). J'ajouterai également que, si les premiers Disney évitent la violence physique, ils abordent frontalement la violence morale (Pinocchio en est un parfait exemple).


Mais pour en revenir au visuel du film, le découpage fonctionne parfaitement, tout est toujours clair et compréhensible, et les dessins sont magnifiques. Les idées graphiques sont également fortes. Ceci dit, le japon a la chance d'avoir une culture religieuse riche, et les écrits faisant référence aux esprits de la forêt sont nombreux; je ne suis pas un professionnel des contes et légendes asiatiques, mais je parierai mon slip préféré que le réalisateur puise sans vergogne dans ces amas d'ouvrages culturels.


Bref, Princesse Monoke est un film poétique mais également politique. Si le traitement par rapport au message reste assez simple (on comprend vite où veut en venir le réalisateur) l'histoire, elle, est riche en événements et comporte son lot de retournements de situation. A découvrir pour petits et grands.

Fatpooper
8
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le 17 avr. 2012

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Fatpooper

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