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le 20 déc. 2023
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Le Priscilla de Sofia Coppola est l'exact contrepoint du Elvis de Baz Luhrmann, l'envers du décors pas du tout glamour et plutôt malaisant.
C'est un film méticuleux mais d'un grand vide existentiel, comme ses deux personnages principaux : la femme-enfant qui n'a pas eu le droit d'avoir de jeunesse en pariant tout sur un fantasme de jeunesse qui ne la mènera nulle part et la star dépressive régressive qui court après le fantasme d'une jeunesse qu'il n'a jamais connue normale.
Les deux traversent la vie en étant shootés aux cachetons en permanence pour la rendre supportable et se donner une apparente normalité.
J'ai trouvé le film très moyen malgré l'intérêt des thèmes développés. La mise en scène est appliquée (notamment la reconstitution du contexte), mais lisse et convenue.
Sa plus grosse réussite est le casting des deux acteurs dont la différence de taille (1m52 pour Cailee Spaeny vs. 1m96 pour Jacob Elordi) accentue le sentiment de malaise limite pédophile qui suinte de cette relation dysfonctionnelle.
J'ai trouvé ça déceptif dans l'ensemble, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
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il y a 4 jours
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