"Psychose" est sans aucun doute le film le plus connu de ce réalisateur, qui est lui-même l'un des plus célèbres. "Psychose" est également un film qui est entré dans la postérité, qui possède sa propre pierre dans l'édifice de l'humanité.
Ce film est avant tout l'adaptation du roman de Robert Blooch, écrit l'année précédente, cédé pour presque rien à Hitchcock, qui, dans une édition, explique les prémices et les inspirations de son roman : la révélation de l'œuvre d'Ed Gein.
Comme à l'image du roman, ce film relève un être instable dont l'esprit est habité par d'autres personnes, si je peux le dire de cette manière. Si je m'attarde sur ce sujet - et si vous ne connaissez rien au sujet de ce tueur en série -, je risque de trop en dire et j'aurais failli à ma mission.
Au niveau scénique, sonore et visuelle, la musique rythme la tension, ne cesse à aucun moment de plonger et replonger le spectateur dans ce film. Quant à la violence, elle n'est pas directement mise en scène : elle est implicite, les ombres, la gestuelles et les expressions suggèrent cette violence omniprésente dans cette œuvre.
Un film où la violence est derrière la caméra, où l'esprit est source de grande révélation et de grand choc pour le spectateur, où l'Amour est le Maître des corps.