Marion maraude quarante mille dollars à son travail pour amoindrir une dette de son amant. Elle doit l’attendre dans un hôtel isolé à cause d’intempéries.
Il est réellement ardu de critiquer ce chef-d’œuvre du septième art tant commenté et décrypté, je m’y attelle en toute modestie. Réputé comme un incontournable du cinéma d’épouvante, le métrage est à la hauteur de sa notoriété. Le souci du détail de l’immense cinéaste se niche dans les gros plans (le rideau de douche, la blonde, les oiseaux empaillés qui sont infiniment plus effrayants que ceux filmés par le réalisateur quelques années plus tard). La prestation d’Anthony Perkins est formidable de duplicité grâce à un visage angélique. La bande-son est majoritairement composée de violons stridulants contrastant grandement avec les moments mutiques, notamment lors d’une scène d’ablutions cultissime. Bref, une analyse retorse de la perversité humaine qui possède indubitablement sa place au panthéon cinématographique.
L’ingéniosité sensationnelle est d’avoir éliminé son héroïne après à peine trois-quarts d’heure ; le spectateur était persuadé qu’il allait passer sereinement le film en son aimable compagnie. On se questionne a posteriori sur la femme qu’on apercevait à la fenêtre et sur l’origine de la voix féminine qu’on attribuait à la mère.