Autant "Psycho II" avait été une surprise tout à fait correct, autant je suis plus dubitatif devant ce "Psycho III". A nouveau porté par Anthony Perkins... qui passe même derrière la caméra !
Ca commence plutôt bien, avec une introduction frénétique référençant le final de "Vertigo". Puis on présente des personnages à moitié givrés. Norman ayant rebasculé dans la folie, interprété par un Anthony Perkins toujours aussi motivé. Un musicien itinérant sordide qui trouve un petit boulot au Bates Motel. Une ex-nonne aux tendances suicidaires. Et une journaliste opportuniste qui espère faire éclater un scandale sur Norman Bates.
Un bon cocktail, qui malheureusement ne prend pas. Passé un certain point, le récit fait du surplace, se limitant à des tueries dans l'esprit du premier volet. Souvent sans vraie raison scénaristique. Visuellement c'est dans la lignée ce qui se faisait à l'époque dans le genre slasher (en moins gore toutefois).
Les hommages ou références au premier film se transforment quant à eux vite en des reprises faciles. Tandis que le scénario tente laborieusement de repartir de la révélation de la fin du second opus, sans en faire grand chose. Même l'affiche ne va pas loin : était-ce difficile de penser à mettre 3 clés sur le trousseau de Norman pour associer le titre de ce troisième volet ?
Dommage car Anthony Perkins réalisateur a des idées de mise en scène. Quelques séquences un peu barrées, ou une BO sensiblement différente des opus précédents.