Un 4ème volet qui est en réalité un téléfilm, diffusé en 1990. A l'écriture, on retrouve Joseph Stefano, qui avait pondu le scénario du premier opus. Et il faut avouer que l'écriture est plutôt ingénue sur le point de départ.
Le film démarre par une émission de radio sur le matricide. Evidemment, un certain Norman Bates appelle et raconte son histoire. L'occasion donc de faire à la fois un préquel évoquant sa jeunesse et ses premiers meurtres. Et une suite racontant le statut de Norman après sa ré-réhabilitation suite aux meurtres du troisième volet (quel taré de psychiatre a bien pu encore le laisser sortir ?).
Un choix narratif qui permet de dynamiser l'intrigue, et de justifier un certain huis-clos. Pour un téléfilm qui j'imagine n'avait pas un budget de folie. J'ai plutôt été agréablement surpris, ça reste mieux mené que l'opus précédent.
Pour autant ce n'est pas non plus formidable, loin de là. L'idée de l'émission radio disparait totalement dans le tout dernier acte, sans que les éléments narratifs associés ne servent réellement. La partie préquel n'apporte pas grand chose de neuf par rapport à ce que l'on savait déjà. On voit simplement la relation malsaine entre Norma Bates et son fils. Ce n'est pas inintéressant en soi, mais superflu vu les films précédents. D'autant que vu ce choix de récit, Anthony Perkins est forcément beaucoup moins présent. Mais il assure toujours le job lorsqu'il est à l'écran !
"Psycho IV: The Beginning" a toutefois le mérite de servir de conclusion à la franchise... ce qui est plutôt contre-intuitif au vu de son titre, mais au moins ça marche.