Remaker un film culte comme Pusher (1996), c’est un pari risqué. Et Luis Prieto, en 2012, s’y aventure avec style... mais sans âme. Ce remake brille visuellement – néons, musique électro, tension constante – mais oublie de recréer l’intensité émotionnelle qui faisait la force de l’original.
Richard Coyle campe un Frank crédible, mais bien moins magnétique que son modèle. Sa descente aux enfers est efficace mais prévisible, comme si tout était sur des rails. Là où le Pusher de Refn vibrait d’une urgence crue, celui-ci semble trop propre, trop esthétisé, presque cliniquement vide.
Le film se laisse regarder. Il ne choque pas, ne lasse pas… mais ne marque pas non plus. On sent un respect presque paralysant pour l’œuvre originale, sans vraie tentative de la réinventer. Dommage, car le potentiel d’actualisation était là.
Note : 5/10
Un exercice de style bien emballé, mais sans vrai fond. À voir pour les curieux… à oublier pour les fans de la première heure.