Salut la Cie ! C'est Benji. Après avoir fait la rétrospective sur les Crocodile 1 & 2, ça vous dit qu'on en fasse une autre sur des serpents de UFO ? Et on commence avec le premier film : Python.
Bande annonce
En 1997 est sorti un film de serpent géant : Anaconda le prédateur de Luis Llosa. Malgré ses critiques négatives, le film a quand même eu un bon succès en termes d'entrées et ça reste quand même un petit divertissement sympathique. Mais comme toujours, quand un film a du succès, divers petits studios de séries B et Z veulent leur part du gâteau ! En produisant des films avec moins de budget. Après la sortie d'Anaconda au cinéma, on a eu King Cobra en 1999 ( que je n'ai pas encore vu ) mais c'est surtout notre film du jour Python qui a lancé la vague de la “Snakeploitation”.
Produit et distribué par UFO qui est, au même titre que Nu Image pour la saga Crocodile, un studio qui produit des films à tout petit budget avec des images de synthèse médiocres. À la production, on trouve un certain Phillip J. Roth, un nom que l'on gardera en mémoire pour toute la rétrospective. Il est également responsable du scénario de ce film ( ou plutôt : il a conçu cette histoire mais il l'a confiée à trois scénaristes pour l'améliorer …. Ou pas ! ). La réalisation est confiée à un certain Richard Clabaugh, qui a surtout bossé en tant que directeur de la photographie, n'a réalisé que six films et Python est son tout premier. Et il ne faut pas oublier deux stars en tête d'affiche : Robert Englund ( la saga Freddy ) et Casper Van Dien ( Starship Troopers ) mais on ne va parler de ce détail. Que vaut ce chef-d’œuvre ?
Python nous raconte qu'un serpent géant génétiquement modifié qui est un …. Python ( Whoua ! Révélation ! ) s'est échappé d'un avion et débarque dans une petite ville d'Amérique pour bouffer des gens. Mais une bande de jeunes va tout faire pour se débarrasser de ce grand reptile.
Et bien ce film est à placer au même rang que la saga Crocodile. C'est mauvais mais il est assez rigolo à regarder en tant que nanar.
Déjà la première chose qu'on peut commencer à critiquer : c'est les effets spéciaux. Et ils sont… moches ! Comme d’hab dans ce genre de production, pas beaucoup de budget pour faire des beaux effets spéciaux sur ordinateur et ça devait être fait à l'arrache. Le pire c'est quand on voit le serpent trop rapproché de la caméra, c'est encore plus moche et les écailles sont un peu floues. Sans parler de la scène finale que je ne vous spoile pas pour que vous puissiez admirer le spectacle. Et pour couronner la feignantise, l'équipe a repris le cri du serpent du film Anaconda pour le python.
Si les effets spéciaux sont à mourir de rire, attendez de voir le scénario qui est rempli d'instants ridicules comme le début où les débiles qui sont dans l'avion, ouvrent une caisse qu'ils n'ont pas l'autorisation d'ouvrir. Ou encore le fait que ce python est un mélange de plusieurs espèces de serpents…. Oui ! Le python est un mélange de divers serpents. Même les scènes qui sont censées être “comiques” ( comme la scène sur la vente d'une maison ) sont également amusantes mais juste parce que ces scènes sont ridicules. Et en prime, deux ou trois plans qui plagient des scènes connues d'autres films comme le plan en contre plongée avec les escaliers dans Jurassic Park ou encore celle de Mission Impossible. Quitte à plagier Anaconda, autant plagier les autres films !
Sans oublier le jeu des acteurs. Sans surprise c'est mauvais ! Chaque acteur et actrice se trouve soit en sur-jeu, soit en sous-jeu ! Et puisqu'on parle du casting, il faut parler de la publicité mensongère. Vous vous rappelez du casting de Sang pour sang extrême ? Où l'équipe met en avant les stars des sports de combat mais qui ne font que de courtes apparitions. Et bien dans ce film c'est pareil. La bande-annonce et l'affiche du film mettent en scène deux grandes vedettes : Robert Englund et Casper Van Dien. Sauf que pour le premier, son temps d'apparition ne fait même pas la moitié du film. Et pour le second, il apparaît moin de dix minutes sur une heure et demie de film.
S'il y a un p’tit truc que je peux sauver dans ce film, c'est le morceau Own Little World de Celldweller qui est resté gravé dans ma tête et qui est cool ( un peu comme Takes You Alive de Station Victoria dans Crocodile 1 ).
Pour conclure, Python est un sympathique nanar, où vous pourrez passer un bon moment avec des potes pour une soirée pizza et bière !!!
Le plus drôle c'est que Python a eu un très beau succès à la télévision. Qui dit succès dit aussi suites mais aussi d'autres licences à écailles à produire......