Python profite du succès d’Anaconda, efficace divertissement réalisé par Luis Llosa et sorti trois ans plus tôt, en projetant non plus des citadins dans une jungle dangereuse mais, cette fois, le prédateur dans un environnement qui n’est pas le sien – prédateur au demeurant modifié génétiquement. La médiocrité des effets visuels, incapables de donner au serpent une même taille d’un plan à l’autre, demeure aujourd’hui de qualité bien supérieure aux productions de série Z, aidée en cela par la mise en scène qui, entre deux séquences illustratives, proposent quelques idées de réalisation : le montage croisé à finalité comique entre deux groupes engagés dans une discussion similaire, les garçons vantant leurs exploits dans une voiture là où les filles abordent la vanité et la puérilité des premiers, des travelings pertinents, des gros plans volontiers parodiques sur le pilote de l’avion ou Robert Englund en scientifique romantique. Un nanar sympathique.