Maquette en cours de rédaction : ne pas salir avec du sang....
QT8 pour les nuls.
Quand Averel Dalton dit : Quand est-ce qu'on fait un film où le sang coule ?
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Vu aussi avec les titres
- QT 8 "The First Eight (Les huit premiers)" Sens Critique"
- Quentin Tarentino " The Bloody Genius" (Télérama page 116 du 18.06.2025)
- QT 8 "Tarentino en huit films" (film)
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La première fois que j'ai découvert la tronche de Quentin Tarantino, il m'a fait penser aux frères Dalton...
Qui étaient huit, contrairement à ce qu'on croit ! En effet, dans les années d'après seconde guerre mondiale, Spirou, journal de BD pour jeunes (Spirou, ami, partout, toujours) et à tendance judéo-chrétienne et de scoutisme BCBG, dont j'ai quasi tous les albums, ressortait d'une semi-hibernation ayant contrarié sa distribution... C'est ainsi que Rob Vel qui avait créé le petit groom à l'écureuil, avait dû le céder, pour cause de guerre un temps à Jijé, qui lui l'avait refilé à Franquin... Parmi les autres dessinateurs se trouvait Morris, autre créateur de BD belge, qui lui avait inventé "Lucky Luke" dans le style western, un cow-boy justicier chasseur de primes, qui ne savait pas encore tirer plus vite que son ombre, et dont le cheval ne savait pas encore se seller tout seul, y compris en serrant la ceinture en deux fois !
Lucky Luke, "poor lonesome cow-boy" (c'est dans un soleil couchant et cette devise que se terminaient ses aventures) avait pour ennemis et successivement Pat Poker, un tricheur professionnel aux cartes qui dégainait aussi rapidement son colt que ses huit as et trois jokers... Puis les frères Dalton... Eux aussi clients du croque-mort puisque envoyés ad-patres par Luke... Les BD de l'époque pour la jeunesse étaient moins surveillés à l'époque que de nos jours, et les combats à mort n'étaient pas prohibés ! Qui plus est, Luke buvait de la bière, et sans faux col, était tireur d'élite, crachait dans les ustensiles réservés à cet effet dans les bars, et fumait clope sur clope !
Le temps et les mœurs aidant, Morris avait réalisé, un peu tard, qu'en enterrant les Dalton, il avait aussi enfoui des personnages de "faire-valoir" aux possibilités infinies... Comme tout peut arriver en BD, il ressuscita les Dalton !
En créant leurs cousins, aux faciès identiques, moins criminels endurcis, des Dalton, aussi vindicatifs que leurs aînés mais moins intelligents pour ne pas dire c.... , tirant mal et d'une stupidité rare... Et moins côtés dans les affichettes "(Wanted Dead or Alive)
Le plus grand des quatre, Averell, qui ne pensait qu'à manger et à l'appétit féroce, ne valait en cas de capture , même pas une récompense en dollars mais un superbe objet d'art en plâtre...
Et Tarantino au menton aussi longiligne que lui, me faisait penser à l'aîné des Dalton dont la devise était "Quand est-ce qu'on mange", alors que pour Quentin, ce serait plutôt " Quand est-ce qu'on tourne ?"
Ce préambule établi, ce serait un plaisir d'être critique si on voyait des biographies aussi plaisantes que celle de Tara Wood ! On dirait presque un film documentaire, salace et sans langue de bois, où on invite ceux qui ont travaillé avec lui à vous livrer leurs petits secrets... Bref, c'est "Tarantino pour les nuls", un peu comme moi qui ne connaissait pas son parcours, et son côté trublion et qui ai fait plusieurs critiques de ses films sans le connaître aussi bien qu'après avoir regardé la merveilleuse saga de ses huit films... L'essentiel même puisque Tarantino n'en a réalisés que dix à ce jour...
Autre mise en garde, je vais travailler un peu plus cette critique : je partage avec Melville ce caractère de ne jamais être satisfait, précepte des perfectionnistes qui les rend malheureux... Aucune des critiques que j'écris n'est pérenne, et elles sont souvent remaniées ou complétées... Celle-ci le sera plus que les autres tant il y a à dire sur Tareatino...
Ne voyez donc dans mon propos qu'une "histoire à suivre" comme dans les BD de jadis où il fallait attendre de longues semaines le jour où une aventure comporterait le mot "Fin" dans sa case !
En attendant, et en guise de mise en bouche pour les tarantinophiles, voici quelques souvenirs de ce film documentaire...
" -Le 70 mm a été une révélation pour lui dans les "Huit salopards"...
- un autodidacte complet : au départ, il vendait des VHS (cassettes pour magnétoscopes) dans un magasin....
- "Il adore la série télé "Moeshe"
- Tarantino est un bad-boy génial !
- Il n'a pas fait d'école de cinéma...e
- C'est un réalisateur-né : quand il écrit, on dirait que son stylo est en lien avec Dieu.
- C'est un brillant dérangeant romantique...
- Il ne mettait aucun écran entre la plateau de tournage et lui et Il voulait du sang partout... Sans effets spéciaux... On était aspergé de faux sang mélangé à du sirop... Au début c'était pas trop mal, mais avec la chaleur, ça collait, ça durcissait, et les accessoiristes nous déconseillaient de tenter de les décoller en force et que ça les déchirerait ! Dire que je jouais avec mon propre costard !
- il a fondé la marque de cigarettes "Red Apple"
- Pour moi, Pulp Fiction est l'un des plus grands films des cinquante dernières années"
(à suivre, peut-être ?)
Arte le 22.06.2025