J'étais patraque hier soir, un peu malade mais surtout fatigué. Nous sommes à une semaine de Nöel, c'était le moment parfait pour lancer une comédie romantique américaine. Et puis comme Rob Reiner vient de décéder, je me suis décidé pour Quand Harry rencontre Sally...
J'ai fait le bon choix.
Le métrage est très écrit, presque trop pour qu'on y croit vraiment. Il s'agit de saynètes montrant les différentes rencontres entre nos deux protagonistes et l'évolution de leur relation basé sur le "Je t'aime -moi non plus". Chaque partie est séparé par de (faux ?) témoignages de vieux couples parlant de leurs histoires d'amour respectives, comme un rappel permanant que la Happy End arrivera, comme si ce n'était pas déjà assez évident comme ça.
Mais pourtant le film fonctionne bien, c'est tendre et réconfortant, les dialogues sont drôles et donnent de l'esprit aux personnages. La mise en scène est sans surprise, mais l'utilisation d'astuces comme le split screen (que je n'aime pas toujours habituellement) est judicieuse et jamais forcée. Le rythme est parfaitement géré. Une vraie petite sucrerie.
Billy Cristal fait un travail remarquable pour incarner ce type tantôt sûr de lui et lourdingue, tantôt paumé et amoureux, qui ne croit pas à l'amitié homme-femme mais ne trouve la femme de sa vie que lorsqu'elle est d'abord devenu sa meilleure amie. J'ai lu quelques réserves sur Meg Ryan, personnellement je la trouve très bien également, très jolie, j'aime beaucoup sa bouche (qui me fait étrangement penser à celle de Jake Gyllenhaal).
C'était vraiment un bon choix pour un jeudi soir de décembre.