Je crois que c'est la première comédie romantique que j'ai pu voir.
Au revisionnage, il apparait que c'est un curieux mélange de Woody Allen et de film de Noël. C'est à la fois très bavard tout en ne disant pas l'essentiel avant la fin, qu'on connait d'ailleurs très vite puisque le récit est désamorcé par la présence d'une série de vieux couples qui racontent comment ils se sont rencontrés. C'est d'ailleurs plutôt malin puisque ça permet d'éviter le sirupeux de toute histoire romantique. Pas de suspense, on sait que ça se terminera comme dans un conte de Noël.
Tout part d'une question plutôt banale au cours d'une conversation pendant un road movie de circonstance. L'amitié entre hommes et femmes peut-elle exister? Non répond Harry, oui répond Sally. En fait il s'avère qu'ils auront successivement raison. Le film raconte en fait le récit d'une amitié amoureuse qui prendra son temps parce que les deux personnages sont trop orgueilleux pour le reconnaitre et parce qu'ils sont englués dans des histoires sans espoir et qu'ils se retrouvent souvent tous les deux pendant que leurs proches se rapprochent sous leurs yeux.
Il y est aussi question de hasard puisqu'ils se rencontreront avec des pauses de plusieurs années pour évoquer leurs amours contrariées. Certains passages sont un peu ennuyeux, d'autres mythiques comme la scène de Sally dans le restaurant montrant à Harry ce qu'est simuler et donnant une réplique culte à une inconnue (placée dans le titre de cette critique).
Le dénouement est prévisible mais quand même un peu décevant.
On remarquera la présence de Carrie Fischer, six ans après la fin de Star Wars dans un rôle évidemment très différent. Il est dommage que les problèmes de drogue et d'alcoolisme ne lui ait pas permis de développer une autre carrière.
Si Billy Cristal joue correctement le rôle d'un étrange séducteur libre et moyennement séduisant, c'est évidemment Meg Ryan qui irradie et qui deviendra l'actrice emblématique des comédies romantiques pendant environ 10 ans. En cette période de Noël, ce film mérite d'être revu et apprécié simplement pour ce qu'il est, et c'est déjà pas mal.