007 Quantum (Quantum of Solace), c'est de l'action effrénée, avec pas grand-choses autour. Un peu dans le genre de La Vengeance dans la peau (2007) de la saga Jason Bourne, mais juste en moins bon. Le film précédent Casino Royale (2006) dépendait presque complètement de l'aura d'Eva Green. Celle-ci étant morte, il y a dans cette suite un grand vide : les personnages sont transparents et les dialogues expédiés. Le gros problème du Bond de Daniel Craig, ce n'est pas le charisme, le physique ou la performance, mais c'est l'impression qu'il donne de se prendre un air froncé, gravissime et important, en totale inadéquation avec des films d'action aux scénarios toujours aussi grotesques. C'est le problème de plusieurs films d'action des années 2000, d'ailleurs (ceux de Christopher Nolan, par exemple). Rien qui n'ait pu nous réconforter (cf „solace“ en anglais) dans cette mouture de 007.
Il faut noter que ce résultat piteux est en grande partie dû à la grève des scénaristes, qui ont fait que Daniel Craig et le réal Marc Forster ont dû écrire eux-mêmes un bon nombre de scènes, alors qu'ils n'y étaient pas préparé. Pas étonnant d'avoir un semi-nanar, donc...