Un jeune américaine sexy, sur le point d'être violée par trois lascars minables, trouve refuge dans un villa de rêve au bord de la mer, résidence de vacances peuplée de types bizarres et loufoques, pas insensibles aux charmes de cette fille un peu égarée et décontenancée par l'étrangeté de ses hôtes.
Telle l'Alice de Lewis Carroll, la candide Nancy s'introduit dans un espace à part, un petit monde singulier où sa présence éveille la libido des résidents. Ainsi le personnage de vieux beau gominé de Marcello Mastroianni s'emploie-t-il à initier la nouvelle venue au plaisir d'un sadomasochisme cocasse.
Dans un esprit et un décor très seventies, la comédie de Roman Polanski et Gérard Brach est-elle une satire des libertés sexuelles revendiquées par l'époque? Possible, mai le scénario et, consécutivement, les intentions des auteurs sont plutôt obscures. Surtout, après une entrée en matière burlesque et plaisante, on est confronté à une situation et à des personnages dont la fantaisie n'en est pas moins dépourvue d'efficacité comique et de saveur. Le récit tourne au bavardage indéfini dont le sens et la drôlerie m'ont échappé.
De ce film qui devient vite ennuyeux, on retiendra essentiellement la sensualité de Sydne Rome et deux ou trois scènes de Mastroianni en vieux séducteur sur le retour.